” Et vous spectateurs,
allez vous faire foutre aussi.
Vous devriez avoir honte.
Honte à moi.
Je suis le pire,parce que je prétends
que le divertissement,
c’est ma vie.
Oui, c’est ma vie
parce qu’un vrai métier, c’est dur.
J’aurais aimé être médecin. Trop dur, trop d’études.
J’aurais aimé être héros de guerre, mais je suis trouillard.
Alors je dis :
“Voilà, c’est mon métier”,
et j’engueule les gens
si mon café est froid,
ou s’ils me regardent
de travers.
Une de mes amies
m’a dit un jour, “Tu seras jamais assez célèbre
pour être heureux”.
Elle avait raison.”
” Chambre 8
Elle te quitte
En se demandant où elle habite
Chambre 13
Très à l’aise
Elle t’invite à rejoindre la chaise
Chambre 20
elle revient
Avec la serrure dans les mains
Chambre 33
Sales draps
Tu ne la reverras surement pasTu te lèves plus vraiment sans raison, non
Tu regardes le miroir au plafond, et
Une bible, une fille, une bouteille, room-service.
Chambre noir elle développe des photos prises de toi pendant que tu dormais cette nuit de juillet
les amours d’une nuit se retirent sans un bruit
les amours d’une nuit sans défaire le lit
les amours d’une nuit nous sommes encore en vie
“Une Génération peut apprendre beaucoup d’une autre, mais ce qui est humain au sens propre, elle ne peut l’apprendre de celle qui l’a précedée. A cet égard chaque génération commence comme si elle était la prémière, elle n’a pas une tâche différente de celle qui l’a précédée, pas plus qu’elle ne l’a dépasse, à moins que la génération précédente n’ai trahi sa tâche et se soit trompée elle meme”
L’événement avec un petit {e} est le changement d’écurie d’un auteur dont le Manala se sent assez proche : MBK.
L’événement avec un grand {E} est la vague révolutionnaire qui souffle de l’autre coté de la méditerranée.
L’{E}vement semble avoir provoqué l’{é]vénement et une prise de conscience chez MBK induisant un virage idéologique.
En effet celui ci quitte le 4-5-1 de l’ “étoile rouge de Badiou ” pour rejoindre le 4-4-2 de “l’Olympique BHL”. Transfert à sensation dans le monde des idées car le philosophe est talentueux et que le changement est radical. Les mots fusent dans la petites sphère du monde des idées : trahison, abandon, renonciation. Mais au delà de la simple agitation et des mots à 4 syllabes que se balancent les idéologues, MBK est une fois de plus là où on le l’attend pas ? Après avoir suivi les traces de Badiou, et avoir contribué à la stature de sa pensée, le voila s’interrogeant sur les notions de mort, de nihilisme et de cynisme, questionnant et redéfinissant l’événement, éprouvant la concrète réalité.
Sans préjuger de ce changement, de cet nouvel horizon, de ce soudain optimisme, de cette foi fulgurante dans le Droit plus que dans la Force, on est curieux de découvrir le MBK NG, celui qui éprouve le monde des idées à l’épreuve de la réalité.
On s’enthousiasme pour cette appropriation par le peuple du concept de démocratie, pour cette effervescence palpable, cette révolution totale, pour ces communautés de citoyens qui s’organisent pour préserver leur révolution, pour ces questions et cet espoir que l’on a oublié depuis longtemps.
Peut être qu’il est temps de plonger en y croyant, de croire que le Droit est un levier, que le cynisme n’est pas l’horizon de la politique, que l’histoire reste à écrire sans vouloir repasser les plats d’hier.
[Péage dans 1000 mètres]
Sans être fan de l’homme à la chemise blanche on est heureux de savoir que rien n’est figé, que la pensée est libre et sans péage et que les chemins de la pensée n’emprunte pas les autoroutes toutes tracées.
“…S’il y a des dieux et qu’ils sont justes, alors ils ne se soucieront pas de savoir à quel point vous avez été dévots, mais ils vous jugeront sur la base des vertus par lesquelles vous avez vécu.
S’il y a des dieux mais qu’ils sont injustes, alors vous ne devriez pas les vénérer.
S’il n’y a pas de dieux, alors vous ne serez pas là, mais vous aurez vécu une vie noble qui continuera d’exister dans la mémoire de ceux que vous avez aimés. Je n’ai pas peur.”
Marc Aurèle, l’homme qui aurait kiffé les boulette point de power point
” La recherche des significations enchâssées dans une œuvre d’art est l’activité participante du lecteur (ou du spectateur) dont l’objectif est bien l ‘assimilation de l’œuvre d’art et de ses composantes, et sa régénération dans son propre corps. La confrontation à une œuvre d’art authentique modifie notre manière de penser, de vivre, de mouvoir notre corps dans l ‘espace, de percevoir l’action de nos semblables dans la vaste composition du monde. C’est ce qui sépare un modeste divertissement d’une œuvre artistique”
Pacôme Thiellement” La main gauche de David Lynch”, PUF, Paris
“L’art d’exagerer est, a mon sens, un art de surmonter, de surmonter l’existence [...]. Surmonter l’existence grace a l’exageration, finalement grace a l’art de l’exageration [...] la rendre possible.
” Mais c’est plutôt une forme de discrédit touchant l’Etat- une crise de la citoyenneté au sens classique – qui nourrit le refus catégorique des contraintes que celui-ci fait peser sur l’individu, au nom du primat donné à une vie civile valorisée par ses enjeux économiques. Ainsi l’armée, [...]apparait comme un triste département de la fonction publique , peuplé de fonctionnaires résolument old fashonned, et situé aux antipodes du far west de la nouvelle économie. Le constat s’impose: le monde de l’Etat parait trop étriqué aux yeux de l’homo oeconomicus qui a des visées plus larges. En son temps – mais qui semble bien révolu- Hegel disait de ceux qui servaient la chose publique qu’ils étaient la conscience de l’Etat. Mais un constat s’impose : ils en sont aujourd’hui – surtout quand il porte l’uniforme- la conscience malheureuse. C’est désormais à l’entreprise de fournir les vrais héros – ceux qui se distinguent dans les guerres économiques – et, par une curieuse association de mots, même les entreprises son devenues citoyennes….”
Mourir pour la patrie ? Eric Desmons Essai. Paru en 09/2001 . p. 3
“ C’est la même pensée qui veut mater toute subversion de la langue et nier le réel du travail. Il s’agit, coûte que coûte, d’affubler la guerre de tous contre tous d’une rationalité cybernétique, quitte à nourrir – comme M. Bill Gates – l’ambition secrète de fabriquer des tranches d’âges, des comportements et des psychologies comme des jeans ; et remplacer la spéculation sur la viande sur pied des ingénieurs financiers d’autrefois par la spéculation sur un immense cheptel de neurones sur pied.”
Gilles Châtelet ” Relire Marcuse pour ne pas vivre comme des porcs” – Le Monde Diplomatique Août 1998
Pour rester éveillé et curieux, pour assumer en plein soleil les délires de la nuit, pour décrypter les images de la TV réalité, pour découvrir notre équation des 00's, le boulevard des clips manalesques, un panorama des artistes nés dans les 80’s, mais aussi les DVD oubliés au fond du tiroir, la techno geek, de la fumée, des lumières et tout le reste.