Le Blog du Manala Club

Washington DC, Snow Fall and Light Shine

février 10, 2010 · Laisser un commentaire

Vous qui venez régulièrement sur ce blog, vous savez que le Manala entretient un rapport particulier avec l’actualité. En effet nos annonces d’expo se font généralement le dernier jour, nous n’évoquons jamais la dernière appli I Phone à la mode, ni le dernier block buster trailer afin de générer du trafic.

Et pourtant il nous arrive parfois d’être témoin de l’actualité. Nous pouvons dire que nous y étions en abordant fièrement le T shirt : « I Was there and, I survive from 2 snowapocalipes in the same week ».

Voici donc ci après des images de DC sous la neige. Le capitol de la nation la plus puissante paralysée par les éléments. Freeways bloquées, suburds surgelées, écoles fermées, électricité aléatoire et networks en surchauffe. Leur conseil :  » Ressortez vos téléphones filaires et armez vous de patience ».

Vous connaissez également notre attraction pour la lumière, celle qui crépite et flash, celle de la lumière azotée. Voici donc également au milieu des flocons une sélection d’œuvres disséminées à DC dont celle :

 

  • de Nam June Paik, ‘Electronic Superhighway : Continental US, Alaska Hawaii’ qu Smithsonian American Art Museum

 

 

→ Laisser un commentaireCatégories : Art
Tagué : , , , , , , , , ,

Superbowl : Health Care and Profitability

février 10, 2010 · Laisser un commentaire

Nous avons ete temoin de l’événement au pays de l’événementiel, du muscle au pays de la testostérone, de la pub dans la contree de l entertainement. Nous avons assisté à l’événement dans l’événement,  lors du superbowl qui a permis de voir renaitre le stade de New Orleans, dans la plus grande tradition judéo-chrétienne de la renaissance apres le desastre. Le meme stade qui avait acceuilli les refugies de Katrina a ete le lieu de la victoire des Sainta lors de la finale des finales. L evenement fut cependant pour nous la diffusion de cette pub Snickers.

Nous partageons ce bon plan pour animer votre prochain déjeuner chez mamie quand vous n’êtes pas capable de faire mot compte triple au Scrabble:   » Germaine on fait un foot, tu te mets à l’aile, tu sprintes, te démarques et t’attends la réception pour une course finale vers le Touchdown ».

→ Laisser un commentaireCatégories : publicité
Tagué : ,

ANVIL ou la fureur de vivre

février 9, 2010 · Laisser un commentaire

On vient de re-sortir de son tiroir Spinal Tap et voilà que nous replongeons dans l’univers du rock de chevelu amateur de serpent. Spinal Tap1984 – Anvil 2010 : same old story. Les fringues sont les mêmes, lanières de cuir croisées sur le torse, loin de la finesse de Proenza Schouler, les thèmes de la gémellité créative et des promesses d’ado y sont également de mise. L’ampli crache bloqué sur 11, seule différence internet et la crise de l’industrie du disque sont passés par là.

Anvil est un groupe canadien, de speed Metal qui joue de la guitare avec un vibro et qui écume encore les sous-sols de l’Europe de l’Est rêvant du grand soir, celui de la signature par une major, celui du ride en limo et des check sound dans des stades. Ce film nous ramène donc à nos promesses adolescentes, à celles du groupe de rock qui jouait dans le garage des parents entre la scie sauteuse Black et Decker et la R5 de maman.

A l’époque deux alternatives soit t’étais Rock, soit t’étais Rap. Le mélange des genres n’était pas admissible et la fusion assez douteuse. Le mainstream était une honte car pas encore branch’stream et les étiquettes un bout de papier collant rassurant en pleine crise de bouton. C’était l’époque de la fidélité, de la peau grasse et de l’amitié rassurante et fusionnelle, même s’il fallait se laisser pousser la mèche, porter un imper noir et batailler pour rentrer dans un jean moulant. Le bon temps du hard, du core, du métal et des cris. Celui de la communauté. Alors oui Anvil est rassurant, touchant car de nos jours, la naïveté est raillée et le réalisme est une qualité inculquée avec son premier biberon.

Mais comment en sommes-nous arrivés là, derrière notre écran de PC ou de Mac à refaire un devis alors qu’on partageait une clope en se jurant fidélité à la vie à la mort ? Qu’ y a-t-il de noble à faire la queue au stand « saveurs du monde » de notre resto d’entreprise quand on pourrait déguster pour la 4e fois de la semaine un délicieux taboulé entouré de ses rodies défoncés au speed ? C’est pas une crise de trentenaire trouvant refuge dans le cocon de sa niaiserie adolescente mais bien une déclaration d’amour à la liberté de ceux qui y ont cru, au risque de se planter et qui sont désormais de magnifiques loosers au royaume des Rolex.

La prise de risque du passage à l’acte voilà la différence et voilà ce qui rend Anvil si attachant.

On la monte cette pizzeria.

→ Laisser un commentaireCatégories : Art · Cinéma
Tagué : ,

Versailles after All : Rondo Veneziono

février 8, 2010 · Laisser un commentaire

André Rieu qui croise les Daft Punk .Versailles after All.

→ Laisser un commentaireCatégories : Music
Tagué : ,

Miss Platnum plus fort que l’Antigel

février 7, 2010 · Laisser un commentaire

RO sur sa plaque d’immatriculation, Timisoara dans le retro, le Steaua Bucarest vient de marquer un but avant le coup sifflet final, Ruth Maria quitte la Roumanie de Ceausescu pour s’installer avec ses parents à Berlin. Quand Begovic rencontre Heather B dans les rues de Berlin, quand la music est bonne, quand les horodateurs se déhanchent, il semble alors logique de se retrouver le 30 mars à la Maroquinerie pour un concert euphorisant.

En effet, Miss Platnum réussit l’alliage parfait entre hip-hop-r’n'b et folklore tzigane de l’Euope des Balkans. Chose loin d’être évidente si comme nous les derniers films d’ Emir Kusturica vous ont gavé de cuivre crispant et d’âme slave chaleureuse. That’s why she won the pageant.

On aime sa Mercedes Benz, et on épouse le tube « Come Marry me ». On se régale du tube « Give me The Food » tirant un trait sur le REGIME DUKAN, sa période d’attaque, et son régime des protéines pure. Tout dans l’excès nous définissant, on se ressert en zacusca, faisant une orgie de mămăliga, et sarmalés. De toute façon ce qui nous met d’dans, c’est l’alcool….

→ Laisser un commentaireCatégories : Uncategorized
Tagué :

Born in the 80’s : Fabien Giraud et Raphaël Siboni, nous tournons en rond dans le noir et nous sommes dévorés par le feu

février 3, 2010 · Laisser un commentaire


Si Wham avait fait les arts déco aurait-il questionné notre mythologie contemporaine, comme étant celle des super héros et de l’entertainment ? Andrew Ridgeley a-t-il vraiment publié aux PUF : La sous culture  préfixe péjoratif ou culture de l’illégitime ? Georges Michael passe t-il ses vendredi à Bricomarché ?

Dark Vador est-il disque d’Or ? May the Force de l’art be with us ?

Est-on obligé de placer desubjectivisation à chaque fois que l’on parle d’art contemporain ?

Autant de questions que le duo artistique Fabien Giraud et Raphaël Siboni passé par l’Ensad puis par le Studio National des arts contemporains du Fresnoy suscite à travers leurs œuvres. Ce duo qui a connu une visibilité certaine a finalement élu domicile à la Galerie Loevenbruck.

En interrogeant notre temps, celui de la pop culture et des communautés qui la compose, ce duo établit l’anamnèse exacte de notre époque à travers des installations imposantes ou éphémères, mais nous immergeant à fois chaque pleinement dans l’événement en nous arrachant à notre continuité prévisible.

On imagine volontiers ces adeptes du DIY « bigger than life » courant dans les allées d’un Bricorama, une scie sauteuse à la main et les blueprints de leur nouvelle installation dans la tête : Avion puzzle, bouquet pyrotechnique, vidéo crash-test,  Ensemble Vocable de l’empire du Côté Obscure, concert punk…

Tout se transforme, se découpe, se digère : le Tuning comme la silhouette du Jedi, la technologie au même titre que Gilbert Montagné dans un ensemble spectaculaire et parodique.

Et nous voilà témoin de ce plaisir à expérimenter, on effleure la profondeur, on apprécie également la légèreté tout en sentant le cramé.

C’est bon comme un putain de pogo, enivré par le rythme, désarticulé tel un pantin, contusionné tel un catcheur.

Join the Club.

→ Laisser un commentaireCatégories : Art
Tagué : , , , , , , ,

Aujourd’hui, King of the Crown ou les Faiseurs de Beauté

février 1, 2010 · Laisser un commentaire

C’est « Miss France », exceptés Geneviève de Fontenay et Jean-Pierre Foucault désormais sosies d’Army of Love et les spécialités Berrichonnes sacrifiées à la chirurgie plastique et dentaire.

On est là pour la compet’ et Cyrus Frakes, le Don King du concours de beauté, coache la beauté pour ne laisser aucune place au hasard. Comme il le proclame, comme il le programme : « We came here to win a pageant. » Dans la dernière saison, il doit coacher Caitlin Upton, Miss South Carolina Teen USA 007 qui s’est ridiculisée au jeu des questions et  est devenue, grâce à la magie de Youtube, la risée du Net. L’objectif : la remettre en selle. Il entraîne en parallèle une jeune fille qui pense que le rêve ultime est de vivre dans une maison de Barbie, tout en portant une robe de cocktail à 11h00 du matin dans un Wall Mart. Voilà donc posées nos thématiques favorites, celle de la nouvelle chance, de la renaissance par l’effort, le come back de celle qui a été mais sera-t-elle à nouveau et le défi de la Challenger. La rédemption salvatrice pour tous.

Mais les images ne sont pas là par hasard, et donc de quoi King of the Crown est-il l’image ?

S’il n’y a de beau que d’inutile selon Montesquieu (souvenir approximatif de Terminal)  nous sommes ici témoins de l’utile par excellence, de la conception, du prototypage et de la mise en service opérationnelle de la Miss afin de lui permettre d’atteindre de façon balistique une période de maintien en condition opérationnelle sur un plateau de TV à tourner une roue de la fortune ou à présenter la météo.

L’exubérance devient un critère de séduction dans une compétition où chacun retient son souffle espérant que sa voisine se boite sur le podium lors de la « choreography », ou de la « swimsuit competition », ou bégaie à l’épreuve des questions piège géopolitique : » 1/5 des Américains ne savent pas placer les USA sur une carte. Pourquoi selon vous ? » Le sublime devient alors le spectacle de la catastrophe nous éloignant à chaque pas du stiletto de l’idéal. Nous sommes désormais plongés dans monde sans vergogne où l’efficacité appliquée au beau, ne peut que le rabattre vers l’inférieur sans jamais l’exalter.

L’individu devient une trajectoire conquérante et la défaite est promise à l’individu incertain, celui dans le flou, qui n’a pu partager ses rêves avec le jury ou une certaine proximité avec le public. Sur son chemin, la presque Miss devra également batailler contre sa mère jalouse qui ne souhaite que sa déchéance dans cette Battle of the Blondes en lui proposant de se servir une deuxième fois de ce délicieux gratin de macaronis un sourire vicieux en coin.

Cyrus Frakes façonne sous nos yeux une certaine idée de la beauté sur la bande son d’Eye of the Tiger, pour ne plus laisser aucune place aux états d’âme, ou à la confusion. Sa Miss doit être la plus « opérative » et conquérir des sommets, sa réput’ est en jeu. Next Episod : Miss World. On sélectionnera donc la plus résistante, celle qui intégrera pleinement que sa semblable est son ennemie dans ce grand concours de la séduction, de la notation, et de l’évaluation zygomatique. Inutile de préciser que le vide l’emporte et que la boulote aux épaules carrées et à la mère acariâtre est ici pour le contraste afin de rendre encore plus éclatante la 2nd chance de la tellement « belle » mais un peu niaise Miss North Carolina.

Voila représentée l’unique vérité postmoderne, nous ne pouvons pas surmonter la laideur, par contre la bêtise….n’est qu’histoire de coaching.

Et certains pensent encore qu’il ne s’agit que de TV.

→ Laisser un commentaireCatégories : Opinion · art de vivre
Tagué : , , , , ,

Word I Manifest : dépossession de soi vs subjectivation

janvier 31, 2010 · Laisser un commentaire

- …!!!?? Qu’est ce qui n’est pas vrai ?

- la vie, enfin squ’on vit

-???

-Comme si tout ca , c’était pour de faux, comme si on jouait à la vie active, comme si sur le fond, on vivait comme si ça nous concernait pas vraiment, comme si on était dans un décor en fait. Tu sais comme des ados quand y font des stages…dans les entreprises. La boite où ils font leur stage, ils la vivent comme quelque chose qui les concerne pas vraiment….généralment. Je sais pas vraiment comment l’expliquer, mais par exemple : tu signes des trucs, t’as des feuilles de paye ( là j’parle de nous maintnant hein pas des ados), donc oui t’as des feuilles de paye, tu payes des impôts, tout ca, mais t’arrive pas vraiment à sentir k’c'est la vrai vie ! c’est assez bizarre quand on y pense. C’est une espèce de …enfin comme si on vivait dans l’apparence de la réalité en fait. Avec les formes, les couleurs d’la réalité mais pas sa substance…

Jean-Charles Massera,  We are l’Europe (Le projet Wale). ed Verticales

→ Laisser un commentaireCatégories : Littérature
Tagué : , , , ,

Back to the Future : Ice Cube – It Was a Good Day

janvier 29, 2010 · Laisser un commentaire

La journée type au Manala Club et comme dirait Ice Cube :

« Today I didn’t even have to use my A.K.
I got to say it was a good day »

→ Laisser un commentaireCatégories : Music
Tagué : , , ,

Tempête et Elan : Werther Originals

janvier 28, 2010 · Laisser un commentaire

C’est au milieu des zibelines, des défibrillateurs et des raclements de gorge que la Manala a assisté à son 1er opéra : Werther de Massenet mise en scène par Benoit Jacquot. Immergé le temps d’une soirée en 3 actes en plein romantisme, celui de l’amour impossible et de la douce complainte langoureuse du désespoir qui finie un calibre 12 dans la tronche.

Lui : Werther en redingote, est incarné par Jonas Kaufmann qui sort la racine de la voix pendant 3h00, se roule par terre , plonge en apnée dans le ressac d’un doux spleen et nous dépose la larme à l’œil.

Elle : Sophie Koch interprète Charlotte, ne sait pas ce qu’elle veut, tente de remplacer la mère disparue, appelle ses frères « mes enfants » (limite pour l’équilibre des gamins),  a des affinités masochistes tout en jouant la parfaite femme au foyer. En effet, cette Desperate Housewife se languit dans cette torture permanente, soufflant le froid et jouant avec le feu.

Les 2 : ont le sentiment d’exister dans cet amour impossible donc exalté.

La mise en scène est sobre dans des lignes de perspectives tranchées et vertigineuses notamment dans le final tout en profondeur majestueuse.

Le public grisonnant, attaché au summum de l’exigence demandant le silence au moindre chuchotement allant même à s’engueuler sur le bien fondé de la standing ovation finale : « Assis!!! » répondant au « Debout!!!! Debout, Lâchez vos déambulateurs !!! » et autres invectives se succédant rageusement. Au final, c’est comme au Parc des Prince : il n’y avait  plus de bière à la buvette et tout le monde se précipite vers la sortie avant le coup de sifflet final pour éviter les bouchons.

Vous l’aurez compris nous avons aimé cette toute première fois en suçotant un bonbon au caramel devant les Kurt Cobain / Courtney Love du 18 siècle. Prochainement sur le Blog  la Chronique de « Mozart Opéra Rock ».

→ Laisser un commentaireCatégories : Music
Tagué : , , , ,